La passion comme moteur (2ème partie)

Mis à jour : févr. 15

Mais la passion, ça ne s'arrête jamais vraiment, ça se transfère, c'est presque vivant et j'ai remarqué avec les années que je ne fais bien que ce qui me passionne. J'ai adoré mes études de traduction, au point de passer des journées entières à traduire un de mes romans préférés de l'époque en français. Juste pour le plaisir. Par contre, ce qui ne m'intéresse pas me passe littéralement au-dessus de la tête.

Ainsi, petite fille, j'ai aussi très vite constaté que la nature était une source d'émerveillement et j'ai adoré composer de multiples herbiers ou ramasser des pierres ou des coquillages pour leur beauté, même si, à la mer du Nord, les coquillages sont souvent presque tous les mêmes, j'aimais découvrir une petite différence, une cassure qui rendrait ce coquillage à priori banal simplement unique. Et puis, un jour, les cristaux sont arrivés dans ma vie. Mes parents avaient entendu parler d'une bourse aux minéraux (Interminéral) et c'est au Lycée Léonie de Waha à Liège que j'ai découvert les améthystes, turquoise, quartz rose, cornaline, hématite, jaspe et autres ambre et lapis-lazuli. Si, à l'époque, je ne savais pas que ces pierres n'étaient pas juste belles mais aussi utiles, voir ces pierres fut pour moi une révélation et je me souviens qu'à la fin de la visite, devant mon enthousiasme flagrant, mes parents m'ont proposé de m'acheter quelques pierres roulées. Je devais avoir 8 ans et j'ai bien demandé le nom de toutes les pierres que j'avais achetées pour pouvoir les rechercher plus tard dans mon dictionnaire. Pendant une dizaine d'années, Interminéral a été un rendez-vous privilégié qui m'a permis d'accroître petit à petit ce début de collection et, plus tard, de m'offrir colliers, bracelets, bauges et autres pendentifs pour avoir le plaisir de porter mes pierres préférées.


C'est ainsi qu'à l'adolescence, je portais presque exclusivement des bijoux que l'on qualifierait sans doute de"baroques" car j'avais lu que les cristaux avaient du pouvoir. Je pense que c'était dans le livre sur les signes astrologie de Joëlle de Gravelaine que j'ai dû comprendre que les cristaux pouvaient avoir des pouvoir magiques. A l'époque, je croyais encore à la magie mais bientôt,l'envie d'être comme les autres allait reprendre le dessus. Pour l'heure, j'apprenais que les améthystes étaient des pierres très spirituelles, souvent portées par les évêques, que l'ambre et la turquoise étaient de puissants protecteurs contre les énergies négatives, que le quartz rose apportait douceur et réconfort et j'avais découvert que la pierre du soleil, cette pierre brune et comme pailletée, était la pierre du signe du lion, mon signe. Mais, petit à petit, en grandissant, j'ai pris conscience que mes activités étaient plutôt inhabituelles pour une adolescente. Si la musique classique faisait sourire et jugée désuète par mes camarades de classe, l'astrologie était tournée en dérision, le pendule et les cartes faisaient ricaner et j'ai toujours veillé à ce qu'ils ne voient pas les livres que j'empruntais à la bibliothèque de l'école. Mais peut-être n'aurais-je pas dû m'en inquiéter vu le nombre d'étudiants fréquentant ladite "bibliothèque".


Alors, pour rentrer dans le rang, j'ai commencé à mettre toues ces passions de côté pour m'intéresser à des choses plus terre à terre. Au début des années '90, les filles se faisaient leurs propres intercalaires de cours avec des photos de parfums ou de maquillage de luxe glissées dans des pochettes perforées auxquelles nous collions de petits cavaliers de couleurs dans lesquels étaient glissées des petites étiquettes en carton interchangeables sur lesquelles nous écrivions le nom de la matière contenue derrière l'intercalaire en question. Qu'à cela ne tienne, moi aussi j'allais m'intéresser aux marques de luxe, aux taupes modèles de l'époque (Claudia, Cindy, Linda, Naomi, Helena .... ) puisque c'était ça le monde et que pour exister un tant soi peu, il fallait suivre, et bien j'ai suivi. Si je n'avais pas lâché mes romans, je lisais aussi Cosmo ... pour faire comme tout le monde, sans me rendre compte que mes efforts pour rentrer dans la "masse" étaient vains. Sans doute était-ce déjà trop tard à moins que tout cela ne sonnait faux dans ma bouche et mon comportement?


Quoiqu'il en soit, j'ai tout mis de côté pendant une bonne dizaine d'années, rattrapée par la vie,les échecs, les recherches infructueuses d'emploi, les jobs pourris ou mal payés qui arrivaient à la pelle et celui de mes rêves qui tardait à arriver.... tout comme l'Amour, d'ailleurs. Et puis, j'ai petit à petit laissé la magie revenir dans ma vie. D'abord en allant consulter un voyant pour qu'il m'aide à y voir plus clair. Je ne le savais pas encore mais le burnout, concept totalement inconnu à l'époque, était à ma porte... ou presque.


3 ans plus tard, les prémisses ont ouvert le bal avec des règles de plus en plus ingérables en termes de douleur et la médecine traditionnelle ne trouvait aucune solution pour moi. C'est là que j'ai pensé aux plantes, aux "simples". Enfant, ma maman m'avait emmenée plusieurs fois voir un guérisseur dans notre village. Un peu rebouteux, un peu magnétiseur, il soiganait déjà ce que la médecine traditionnelle ne pouvait pas soigner chez moi. Comme je ne connaissais pas de guérisseur à Bruxelles, j'ai orienté mes recherches vers les huiles essentielles. Puisque les plantes m'avaient soignée enfant, peut-être pourraient-elles encore me soigner adulte? D'abord j'ai essayé les gélules d'huiles essentielles, demandées sans succès en pharmacie car d'herboristerie à Bruxelles en 2005, je ne connaissais point et celle des Chiroux, rue du Méry à Liège, était fermée depuis belle lurette. Puis j'ai découvert les magasins "Dame Nature" où j'ai pu me fournir le temps que je comprenne que ces gélules ne fonctionnaient pas mieux que les analgésiques vendus en pharmacie si j'attendais d'avoir mal. Pire, je vomissais si je tardais trop car mon estomac avait du mal avec les huiles essentielles d'origan et d'estragon, pourtant réputées pour leurs vertus anti-douleurs. J'ai essayé ces mêmes huiles essentielles et d'autres en massage (merci Aromazone), mais encore fallait-il que je sois chez moi pour me masser le ventre... . Même si je n'ai jamais réussi à résoudre mon problème de règles douloureuses avec les huiles essentielles, j'ai appris ainsi les propriétés de nombreuses huiles et comment les utiliser pour me soigner, que ce soit préventivement ou non, et ce, pour ne plus devoir prendre ces comprimés chimiques qui faisaient plus de mal que de bien à mon corps.


C'est à peu près à cette époque que j'ai fait mon premier burnout. J'avais 32 ans et soudain, ma vie ne semblait plus avoir de sens. A cette époque, on parlait peu voire pas du tout du burnout et j'ai pensé à l'époque que je faisais une dépression ... le licenciement de trop? L'impression de n'avoir rien construit, de faire un travail qui n'avait pas de sens,de ne pas savoir une vie amoureuse stable? Le besoin de donner un sens à une vie qui ne me semblait pas en avoir? Toujours est-il que c'est à cette époque que j'avais commencé à fréquenter les salles de fitness et que les cours de Body Balance avaient commencé à prendre plus de place dans ma vie. Tellement de place que je venais tout juste de terminer ma première formation afin de pouvoir moi aussi enseigner le Body Balance. Cette pratique m'avait tant apporté que je ne pouvais pas ne pas la transmettre moi aussi. Le Body Balance m'a donné confiance en moi, m'a permis de comprendre que la conception de l'exercice physique que j'avais depuis toujours et qui ne me convenait pas trop n'avait pas cours ici et ces années à enseigner le Body Balance ont été une excellent école et aussi une passion vécue au quotidien. Mais c'est le yoga qui m'a probablement fait le plus grandir et évoluer et il était presque inévitable que je ne me sent plus en phase avec le Body Balance qui évoluait vers une forme de yoga qui se voulait similaire à ma formation et qui pourtant, allait à l'encontre de tous les principes que l'on m'avait enseigné en yoga. Alors j'ai fini par laisser aller le Body Balance, petit à petit et à contre-coeur car je ne voulais pas décevoir les personnes qui me suivaient mais il devenait de plus en plus évident que je n'étais plus à ma place.


Comment aurais-je pu continuer à enseigner alors que je n'étais plus en phase avec l'essence de ce programme que j'étais censée enseigner et, qui plus est, me mettait en contradiction avec moi-même?


J'y ai été progressivement et j'ai essayé de faire découvrir le Vinyasa Flow au plus grand nombre. Mais soit les personnes qui me suivaient m'appréciaient en tant que professeur de Body Balance et ne souhaitaient pas faire du yoga soit les pratiquants de yoga ne se retrouvaient pas de ce style plus doux et plus libre que l'Ashtanga mais tellement plus physiquement exigeant que le Hatha yoga dont il provient pourtant également. Pas découragée pour autant, j'ai ouvert des cours semi-privés pour transmettre ma passion puisque de toutes façons, je n'avais presque plus de cours en salles de fitness et quelques personnes m'ont suivie. J'étais l'une des premières à proposer du Flow à Bruxelles et le bouche à oreille m'a permis de trouver assez rapidement un public et vu qu'il n'y avait que très peu de studios de yoga à l'époque, je souhaitais vraiment me positionner dans un créneau différent, pensant (peut être naïvement) que mon heure viendrait et que j'étais simplement en train de construire ma réputation mais je digresse! Ou plutôt, je m'égare! Car c'est en 2010, alors que je commençais à fréquenter des cours de yoga pour améliorer mon enseignement de Body Balance que j'ai découvert le reiki. Intriguée par cette pratique dont m'avait parlé une amie, elle-mêmepraticienne3ème degré, je me suis inscrite ) une première initiation. Bien que je n'aie pas eu l'impression que je pouvais canaliser quoique ce soit, je sentais l'énergie des gens autour de moi et c'est également au cours de cette initiation que j'ai appris à percevoir l'énergie dégagée par les chakras et à repérér les déséquilibres éventuels. Cette expérience m'a rappelé que, quelques années plus tôt, lors d'un voyage en Egypte où nous avions remonté le Nil jusqu'à Assouan pour découvrir les merveilles architecturales antiques, nous avions, dans un temple, pu toucher une pierre magnétisée par les prêtres égyptiens en des temps antédilluvieuns. Tout le groupe rigolait doucement mais comme le guide nous invitait à toucher la pierre (je devrais dire le rocher car le bloc faisait environ 1 mètre de haut sur 1 mètre de large), j'avais l'impression que quelque chose se dégageait de cette pierre car j'étais irrésistiblement attirée par elle. Alors j'y ai apposé ma main quelques instants, après tout le monde, alors que le groupe quittait cet espace et ce gros caillou brut peu intéressant et j'ai ressenti des picotements au creux de ma main.


Si l'un ou l'autre avait ressenti ces picotements, jene l'ai jamais su et donc je n'ai pas trop osé parlé de ce que j'avais ressenti, sauf à mon petit ami de l'époque, qui, profondément croyant, a balayé toutes mes paroles d'un "je ne pense pas que Dieu juge cela très correct". Ou quelque chose dans le genre. Pourtant moi j'étais sûre de ce que j'avais ressenti et ma pratique du reiki m'a prouvé que chez moi, l'énergie se manifestait par des picotements dans le creux de mes mains dans mon ressenti personnel alors que la personne qui reçoit le soin ressent une sensation de chaleur plus ou moins forte.


Pas totalement convaincue par mon expérience et, le yoga commencçant à prendre une place tdeplusen plus importante dansma vie, je me suis donnée corps et âme au yoga pendant 6ans, jmais le reiki faisait des incursions régulières dans mavie et en 2017,j'ai fini par me dire qu'il était temps que j'y revienne. C'est ainsi que j'ai pu constater que le yoga et toutes mes recherches quotidiennes pour évoluer et mieux comprendre la spritualité et l'ésotérisme m'avaient apporté un ancrage bien nécessaire pour être un bon canal. Car au fond, le reiki, c'est être un canal. J'ai alors pris conscience qu'une fois de plus,tout avait un sens et que la vie ne m'avait pas maneée directementvers le reiki car j'avais besoin d'autre chose avant d'arriver à cette étape.


Si le yoga a travaillé mon corps , le reiki m'reconnectée à mon essence spirituelle. SI le yogam'a rouvert les portes de mon coeur et de mon intuitition, le reiki m'a permis d'affiner ce canal intuitif.


Si le yoga a été littéralement toute ma vie pendant 6ans, enseignant plusieurs heures de cours chaque jour, souvent 7 jours sur 7, y compris les jours fériés (hormis les 25 décembre et 1er janvier) sans prendre de repos, sans parler des week-ends de formation, des stages ... je sais aujourd'hui que mon chemin n'est pas fait que du yoga et que si j'ai commencé à enseigner pour aider les personnes qui en avaient besoin à se sentir bien, il y avait encore d'autres moyens à ma portée pour aider les gens à être mieux : le reiki, le massage crânien et peut être encore d'autres techniques qui viendront avec le temps, au fil de mon chemin et de mon évolution.


A moins que ... je ne mette ma plume au service du bien-être ... car j'ai toujours aimé manier le verbe et je n'ai pas oublié qu'un de mes rêves d'enfant, dont je ne vous ai pas encore parlé, c'éétait... d'écrire. et vous avez en effet dû comprendre que j'aimais transmettre mespassions ets'il en est une qui ne m'a jamais quittée, c'est bien la lecture, même si ces dernières années, le tricot apris pas mal de place, je suis et reste au fond un rat de bibliothèque ... quelle belle manière ce serait de boucler la boucle que de pouvoir un jour, écrire quelque chose qui apporterait du bien-être et de la détente à ceux qui me liraient!




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© NoStress Bruxelles - dernière mise à jour/last update 19/04/2020

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